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Déclaration des IPSO

VIVE LE QUÉBEC LIBRE !

Déclaration du 21 juin 2014

Depuis leur création en 1995, les Intellectuels pour la souveraineté (IPSO) ont constitué, en marge des partis politiques, un vaste argumentaire en faveur de l’indépendance du Québec. Alors que nous nous dirigeons résolument vers notre 20e anniversaire voilà que des commentateurs, prenant acte des résultats des récentes élections, s’empressent  d’annoncer la désuétude, sinon la mort du projet indépendantiste. Les IPSO s’inscrivent en faux contre ces constats défaitistes et réitèrent leur engagement à contribuer, avec le peuple québécois,  à la réalisation de l’indépendance du Québec.

1. La lutte pour l’indépendance s’inscrit dans la trame historique de la nation québécoise et son aboutissement est la conséquence politique directe du mouvement collectif et démocratique d’émancipation du Québec entrepris lors de la révolution tranquille par les forces vives et engagées de la société québécoise.

Ce mouvement a été et est toujours  entravé par la résistance active et souterraine des représentants de l’État canadien et de ses bénéficiaires privilégiés, par l’entretien de la division culturelle, économique et générationnelle de la société québécoise et par l’ambigüité et la confusion des stratégies  adoptées par certains de ses propres représentants politiques.

Freinée dans la poursuite des idéaux de la génération qui a engendré la révolution tranquille, impuissante face aux attentes des nouvelles générations, limitée dans des décisions qui nous concernent – quand elle n’en est pas franchement écartée-- en matière de langue et de culture,  d’environnement, de rapports aux nations autochtones, de relations internationales, d’économie et d’infrastructures, la gouvernance du Québec est dans une impasse dont il lui faut sortir sous peine de s’effacer inexorablement devant les lois, les politiques et les traités conçus hors du Québec et autoritairement appliqués au Québec sans l’accord des Québécois et des Québécoises.

Appel à l’engagement

Fidèles aux objectifs qu’ils se sont donnés, les Intellectuels pour la souveraineté réitèrent l’appel à l’engagement qui concluait  leur manifeste de 1995 :

«  L’avenir du Québec passe par l’indépendance. […] La liberté d’opinion et la liberté d’expression ne signifient rien si l’on n’en use pas. Nous lançons un appel solennel aux intellectuels de toutes les tendances, de toutes les institutions et de tous les milieux pour qu’ils se joignent à nous. Il y va de l’avenir du Québec. » (Oui au changement. Manifeste des Intellectuels pour la souveraineté, 21 juin 1995)

Adoptée à l'unanimité lors de l'assemblée générale annuelle des Intellectuels pour la souveraineté, à Montréal, le 21 juin 2014.

 
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COLLOQUE ANNUEL DES IPSO DU 21 JUIN 2014

à la Chapelle historique du Bon-Pasteur
100, rue Sherbrooke Est, Montréal

Depuis leur création en 1995, les Intellectuels pour la souveraineté (IPSO) ont constitué, en marge des partis politiques, un vaste argumentaire en faveur de l’indépendance du Québec. Alors que nous nous dirigeons résolument vers notre 20e anniversaire voilà que des commentateurs, prenant acte des résultats des récentes élections, s’empressent d’annoncer la désuétude, sinon la mort du projet indépendantiste. Les IPSO s’inscrivent en faux contre ces constats défaitistes et réitèrent leur engagement à contribuer, avec le peuple québécois, à la réalisation de l’indépendance du Québec.

1. La lutte pour l’indépendance s’inscrit dans la trame historique de la nation québécoise et son aboutissement est la conséquence politique directe du mouvement collectif et démocratique d’émancipation du Québec entrepris lors de la révolution tranquille par les forces vives et engagées de la société québécoise.

2. Ce mouvement a été et est toujours entravé par la résistance active et souterraine des représentants de l’État canadien et de ses bénéficiaires privilégiés, par l’entretien de la division culturelle, économique et générationnelle de la société québécoise et par l’ambigüité et la confusion des stratégies adoptées par certains de ses propres représentants politiques.

3. Freinée dans la poursuite des idéaux de la génération qui a engendré la révolution tranquille, impuissante face aux attentes des nouvelles générations, limitée dans des décisions qui nous concernent – quand elle n’en est pas franchement écartée-- en matière de langue et de culture, d’environnement, de rapports aux nations autochtones, de relations internationales, d’économie et d’infrastructures, la gouvernance du Québec est dans une impasse dont il lui faut sortir sous peine de s’effacer inexorablement devant les lois, les politiques et les traités conçus hors du Québec et autoritairement appliqués au Québec sans l’accord des Québécois et des Québécoises.

Appel à l’engagement

Fidèles aux objectifs qu’ils se sont donnés, les Intellectuels pour la souveraineté réitèrent l’appel à l’engagement qui concluait leur manifeste de 1995 :
« L’avenir du Québec passe par l’indépendance. […] La liberté d’opinion et la liberté d’expression ne signifient rien si l’on n’en use pas. Nous lançons un appel solennel aux intellectuels et intellectuelles de toutes les tendances, de toutes les institutions et de tous les milieux pour qu’ils se joignent à nous » à l’occasion de ce colloque qui se tiendra le samedi 21 juin prochain.

AU PROGRAMME

8h30 Accueil et inscription (entrée gratuite)

9h00 Premier panel : Impuissance politique
Frédéric Bastien, Marc Chevrier et Andrée Lajoie

10h45 Second panel : Un autre monde est possible
Jocelyn Desjardins, Martine Desjardins et Guy Rocher

12h15 Un dîner sera servi au coût de 10$.

14h00 Remise du Prix Jacques-­Parizeau à M. Jacques-­Yvan Morin

14h30 Assemblée générale annuelle des Intellectuels pour la souveraineté

 
Ce peuple qui ne fut jamais souverain PDF Imprimer Envoyer
Ce peuple qui ne fut jamais souverainCe peuple qui ne fut jamais souverain
La tentation du suicide politique des Québécois
Roger Payette et Jean-François Payette

L’État est un instrument puissant de développement et de progrès pour la vie heureuse de la cité, affirma autrefois Aristote. À trois reprises, le peuple québécois a pensé se donner un tel appareil social — avec les Patriotes (1830-1838) et avec le mouvement souverainiste créé par René Lévesque (référendum de 1980 et référendum de 1995) — et à ces trois occasions, des forces contraires se sont employées à l’égarer en le poussant à l’inaction collective, au suicide politique. Trois échecs historiques qui ont nourri, avec le temps, un pli culturel inhibiteur de l’action. Intériorisé, ce pli culturel amène les Québécois à se laisser dominer politiquement par une autre nation, les convainc de remettre la richesse qu’ils produisent en des mains étrangères, les persuade de vivre en déshérités du monde en abdiquant collectivement leur responsabilité de collaborer à une humanité qui se fait. Cette dépossession se manifeste dans leur renoncement à promouvoir le bien commun et les entraîne à s’illusionner sur les promesses d’un individualisme conformiste, à cultiver la confusion dans leurs choix politiques et à entretenir l’incertitude de leur avenir. Ce livre montre que « l’absence d’une véritable autorité sur le monde précipite la conscience collective de ceux qui en sont privés dans l’angoisse d’une rupture avec ce monde et les enchaîne à leurs peurs ». Mais ce livre démontre également que cette condition culturelle n’est pas une fatalité. En cela, il est aussi une invitation à retrouver la lumière, les rêves et la confiance que procure le fait d’agir collectivement.

« Le livre de Jean-François Payette et Roger Payette sera une pierre blanche sur le long et laborieux chemin suivi par les Québécois dans leur quête d’eux-mêmes. » - Pierre Drouilly

« Dans leur pénétrante étude de la condition nationale québécoise, Jean-François et Roger Payette prolongent l’analyse à laquelle s’étaient livrés les Maurice Séguin, Jean Bouthillette, Hubert Aquin, Fernand Dumont, pour ensuite la renouveler en nous démontrant que c’est uniquement par la voie politique qu’un peuple peut agir collectivement et prendre sa place dans la réalité du monde. À ce titre, cet essai est une importante contribution. » - Robert Comeau

Roger Payette est historien. Il a enseigné, pendant plus d’une vingtaine d’années, l’histoire du Canada et du Québec. Il a entre autres collaboré, dans les années 1980 et 1990, à l’élaboration de plusieurs programmes de sciences humaines dont celui de l’histoire du Canada et du Québec du ministère de l’Éducation du Québec.

Jean-François Payette est politologue. Il est chercheur à l’Observatoire de la Politique et la Sécurité dans l’Arctique (OPSA). Il a également été, de 2010 jusqu’à sa fermeture en 2012, chercheur associé à la Chaire de recherche du Canada en politique étrangère et de défense canadienne (PEDC). Il a publié plusieurs ouvrages aux Éditions Fides et aux PUQ.

 
L'indépendance, maintenant! PDF Imprimer Envoyer

Ouvrage collectif sous la direction de Gilbert PAQUETTE, André BINETTE et Ercilia PALACIO-QUINTIN (dir.), « L’indépendance maintenant! » Montréal, Éditions Michel Brûlé, 2012,

Résumé du livre:

Cet ouvrage vise à alimenter le débat sur l’avenir du Québec, au moment même où la conjoncture politique internationale témoigne d’une volonté de prise en charge par les citoyens de leur propre vie collective et de leurs États nationaux. L’indépendance, maintenant!, à l’instar des États généraux de la souveraineté auquel cet ouvrage veut contribuer, vise à remettre l’indépendance au cœur du débat politique.

Au Québec, l’appui de la population à son émancipation nationale demeure solide. Il importe d’actualiser le projet indépendantiste et d’élargir la réflexion sur ses fondements afin de contribuer à en rapprocher la réalisation. Cela requiert une optique résolument non partisane, comme celle de ce livre.

Chacun des chapitres campe l’indépendance comme objectif de la nation québécoise dans le contexte d’aujourd’hui, en même temps qu’il la concrétise dans divers secteurs de notre vie collective: la langue française, la culture, l’immigration et la citoyenneté, le territoire, l’autonomie des régions, l’éducation, la recherche et l’innovation, l’économie, la mondialisation, les relations internationales et la constitution.

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Tel qu'indiqué à la page 244, le complément du chapitre 11 de Daniel Turp sur les projets de Constitution québécoise et de Constitution de la République québécoise.

 
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