Info Ipso Septembre-Octobre 2017


Tant que l’indépendance n’est pas faite, elle reste à faire – Gaston Miron

 

Septembre-octobre 2017

Aux membres et sympathisants des IPSO, vous trouverez dans cet Info- Ipso le résumé des communications présentées au colloque annuel 2016, des informations sur le Prix Jacques Parizeau et le nouveau conseil d’administration des IPSO élu à l’Assemblée générale de juin dernier.

Colloque annuel des IPSO, Remise du prix Jacques-Parizeau, Assemblée générale annuelle

Déroulement de la journée du 10 juin 2017

Le colloque annuel des IPSO, l’Assemblée générale annuelle et la remise du prix Jacques-Parizeau ont eu lieu à Montréal, le samedi 10 juin 2017, à la SSJBM, Maison Ludger-Duvernay, 82, rue Sherbrooke ouest, Montréal.

 Colloque: La langue française, facteur d’intégration dans un Québec souverain

Le Comité organisateur:
Pierre Serré, Ph.D. sc.politique, président des Intellectuels pour la souveraineté Micheline Labelle, professeure émérite de sociologie, UQAM, vice-présidente des Intellectuels pour la souveraineté
André Jacob, professeur associé, UQAM, membre du conseil d’administration des Intellectuels pour la souveraineté

Animateur : Claude André, enseignant en science politique

Claude André est politologue et enseignant en science politique au Collège de Rosemont. Son mémoire de maîtrise portait sur le Printemps québécois et les stratégies gouvernementales au Québec. Dans le passé, il a exercé la profession de journaliste culturel (Ici Montréal, Journal Métro) et on l’a vu pendant huit saisons au petit écran en qualité de chroniqueur/débatteur à l’émissionIci et là(canal Vox). Très sensible au rayonnement du français, il a écrit de nombreux articles sur des artistes francophones ainsi que deux biographies sur et avec des vedettes populaires de la chanson en plus de publier des billets politiques dans le Huffington Post et un essai en ligne, «Le sens caché». En 2015, il aété candidat pour la Bloc québécois dans Rosemont-La-Petite-Patrie

Ouverture

Philippe Bernard et André Jacob, membres du CA des Ipso, présentent la journée et les ateliers en remplacement de Pierre Serré, président, et de Micheline Labelle, vice- présidente, tous les deux absents pour raisons de santé. Le premier atelier sera ainsi amputé d’une présentation puisque Pierre Serré devait en être le troisième panéliste. On lui souhaite un prompt rétablissement.

Compte rendu des ateliers par Jean-René Plante, membre du CA des IPSO

Voir : https://www.youtube.com/playlist?list=PLKJE2BRXXjKTeO87V5PmDvtM- YrJWFnPQ
ou sur notre site :http://ipsoquebec.org/category/videos/

Atelier 1. La Loi 101, instrument de normalisation du statut du français ?

Éric Bouchard ,directeur général du Mouvement Québec français.

Entre 2009 et 2012, Éric Bouchard a été chercheur attitré au dossier linguistique pour le député de Borduas, Monsieur Pierre Curzi. Pour ce dernier, il a rédigé ou dirigé trois études, dont deux sur le rôle premier de l’État québécois dans l’anglicisation du Québec. Il a aussi rédigé le projet de loi 593 qui était une refonte complète de la Charte de la langue française. Depuis 2013, il coordonne la table de concertation Les Partenaires pour un Québec français où dix organisations siègent, dont cinq grands syndicats. Il est aussi le Directeur général et porte-parole du Mouvement Québec français depuis mai 2015 et, sous sa gouverne, une partie des actions du mouvement est concentrée sur le financement de la production et la diffusion d’études et de mémoires sur le dossier linguistique. Monsieur Bouchard est connu pour ses nombreuses conférences et formations qu’il donne non seulement dans les universités et les institutions collégiales, mais aussi dans les bibliothèques publiques, les syndicats et les partis politiques.

Titre de communication: Le retour en force du français? Tout y est sauf le courage politique!

Eric Bouchard souligne de prime abord le silence assourdissant actuel à propos de ce qui différencie essentiellement le Québec au sein de son environnement géopolitique : sa langue et sa culture. À la Conquête, la population du Québec, si on exclut le peuplement ancien autochtone, était à 99% francophone. Par rapport à ce chiffre, la situation actuelle manifeste le spectaculaire recul du projet de société élaboré à partir de 1608. Ceci s’inscrit par ailleurs dans un contexte où, parmi les 6 000 langues recensées

présentement dans le monde, il est estimé que la moitié auront disparu dans un siècle. Une donnée peu connue du statut des langues dans le monde est qu’elles sont régulées par les interventions de 389 états. La situation du Québec et de sa Charte de la langue française n’a donc rien d’unique.
Le rôle des institutions publiques, ici ou ailleurs, est de donner du prestige à la langue concernée (on pensera dans le cas québécois aux gigantesques chantiers d’hydro-électricité menés en français grâce à la nationalisation d’Hydro-Québec et qui ont frappé l’imaginaire mondial), d’en étendre de façon générale, au moyen de la législation, le champ d’application dans l’univers du travail et de donner à la langue un pouvoir d’attraction, une capacité à susciter un attachement affectif au sein de la population. Cependant la situation contemporaine au Québec révèle que l’État ne met plus tout son poids à remplir cette triple mission, entraînant en même temps que lui dans cette voie le secteur privé, y compris coopératif. L’exemple le plus récent et le plus spectaculaire, est celui du mouvement Desjardins, qui au nom de la «recherche de clientèle» renonce sans vergogne à ses responsabilités à l’endroit de la société globale, en multipliant les courriels bilingues par exemple.

Frédéric Lacroix, militant 

Né en Alberta, Frédéric Lacroix est titulaire d’un baccalauréat en génie physique, d’une maîtrise et d’un doctorat en génie électrique à l’Université McGill (2001). Il s’intéresse de longue date à la question linguistique et a publié des analyses dans Le Devoir, Le Soleil et L’Action nationale. Il est chroniqueur régulier sur le sujet à L’Aut’Journal. Il a participé à la création de l’Institut de recherche sur le français en Amérique (www.irfa.ca). En 2012, il a fait partie d’une coalition de parents exigeant un moratoire sur l’implantation des programmes d’anglais intensif au primaire (http://www.anglaisintensif.org/).

Titre de communication : L’enseignement de la langue seconde au Québec. Un état des lieux.

Frédéric Lacroix, militant de la langue, est né en Alberta, ce qui explique peut-être l’acuité de son regard sur certains aspects de la situation linguistique actuelle. Il développe l’idée d’une influence majeure de la Loi fédérale des langues officielles sur l’enseignement de l’anglais au secteur scolaire primaire québécois. Au départ il y a un conflit de fond entre l’approche constitutionnelle fédérale, où les droits linguistiques sont rattachés aux individus, et l’approche québécoise, où ils le sont au territoire. À partir de cette contradiction, la loi 101 québécoise a subi tous les assauts imaginables et l’anglais a reconquis subrepticement un espace non légitime. Le droit d’entrée à l’école anglaise a été ainsi élargi. Et même à l’école française on a vu une extension de la place de l’anglais langue seconde. L’école anglaise et, dans une certaine mesure, l’école française, ont remplacé le principe du français langue nationale du Québec par celui du bilinguisme canadien dans les finalités de l’école québécoise. (Un exemple de cette logique à l’école française est l’anglais intensif en sixième année.) La grande ironie de cette situation est que cette obsession de bilinguisation dans une société qui est déjà la plus bilingue du monde en ce qui concerne la connaissance de l’anglais comme langue additionnelle, crée un état des lieux où l’offre d’anglais dépasse la demande réelle naturelle du marché du travail. La place de l’anglais s’en trouve gonflé artificiellement «de l’extérieur».

Par ailleurs, cette bilinguisation ne concerne aucune autre langue à part l’anglais. Il n’y a pas d’offre réelle au Québec pour l’apprentissage d’une autre langue seconde que l’anglais. C’est un tout-à-l’anglais, mais rien pour les autres langues comme l’espagnol, le mandarin, etc.

Sous l’influence des positions fédérales en matière de langue se camoufle ce qu’on pourrait appeler le piège-Trudeau, en réalité une diglossie, laquelle se drape dans le manteau du bilinguisme, c’est-à-dire le processus de remplacement d’une langue par une autre dans une société donnée et qui est en fait un phénomène de passage graduel à un unilinguisme nouveau. On ne s’étonnera pas en conséquence de trouver le financement de Patrimoine canadien en soutien à la SPEAQ, un groupe d’enseignants en faveur de la promotion de l’anglais comme langue seconde au Québec et de toutes sortes d’autres initiatives poussant à la bilinguisation du Québec. Il y a là une stratégie politique qui vise à avoir un impact, non seulement pour élargir la scolarité en anglais au Québec, mais aussi pour restructurer dans un sens canadien l’identité québécoise.

En conséquence il est urgent de libérer le système d’éducation québécois de la loi fédérale des langues officielles, de l’en mettre définitivement à l’abri. Et d’ouvrir en même temps l’école québécoise à d’autres langues que l’anglais, afin d’élargir les horizons québécois à la totalité du monde.

Atelier 2 : La citoyenneté québécoise et son rayonnement dans le monde

L’atelier 2 porta à la fois sur l’état actuel du français au Québec dans le monde du travail et sur la place actuelle du français sur la scène internationale.

Mireille Bénard, Adjointe au comité exécutif de la CSN, responsable du dossier linguistique.

Féministe engagée et syndicaliste depuis les années 1990, Mireille Bénard a présidé le Syndicat des garderies de Montréal puis a été vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain-CSN, avant de devenir conseillère syndicale. Aujourd’hui adjointe au comité exécutif de la CSN, elle est notamment responsable des dossiers de la langue française, des jeunes, de la santé et de la sécurité du travail, de l’environnement. Impliquée dans sa communauté, Mireille Bénard a à cœur les intérêts des travailleuses et des travailleurs, ainsi que des exclus de la société. Elle milite pour le bien commun et pour un meilleur partage de la richesse.

Titre de communication: Langue française et santé et la sécurité des travailleuses et des travailleurs du Québec

Mireille Bénard illustre comment la «mécanique» de l’application de la langue française (la loi 101 au plan du travail) affecte les personnes immigrantes. Ainsi le non-accès à des traductions de modes d’emploi ou de manuels d’entretien peut même aboutir dans certains cas extrêmes à des … morts d’homme. Elle rappelle que d’après la loi une entreprise doit compter au moins 50 employé-es pour qu’elle soit obligée à la traduction s’appliquant aux outils de travail. Et qu’en-deça de 100 employés, il n’y pas de d’obligation à un milieu de travail essentiellement en français. De plus, la situation de facto au Québec, c’est de voir les droits linguistiques régulièrement bafoués.

Ce sont les personnes immigrantes qui se retrouvent en plus grand nombre dans les situations de travail les plus ingrates, dans le travail le plus à risque, le moins bien protégé. Or, en plus, il faut constater un manque flagrant de communication et de coordination entre les deux types d’organismes gouvernementaux québécois censés assurer la protection des travailleurs, ceux responsables de la santé et sécurité au travail et l’Office québécois de la langue française. Ajoutons à cela que la situation est pour ainsi dire toujours aggravée quand le travailleur immigrant concerné est une travailleuse.

Nathalie Meunier, syndicaliste

Œuvrant depuis 23 ans dans un milieu professionnel multiculturel et majoritairement anglophone à plus de 97 %, elle a plus qu’une bonne expérience des enjeux de la francisation en milieu de travail. Engagée au sein de l’organisation syndicale de l’Association Internationale des Machinistes et Travailleurs de l’Aéronautique (AIMTA), affiliée FTQ, elle cumule plusieurs postes qui lui ont permis d’exprimer par des actions et luttes quotidiennes, sa passion à défendre la langue française et à dénoncer les effets de la pauvreté, de la discrimination et des inégalités. Siégeant au sein du comité de francisation de son entreprise depuis 1999, elle a mené maintes batailles au fil des années afin de faire respecter les droits sociaux collectifs et individuels des travailleurs francophones souvent opprimés face à la mondialisation et au délicat sujet de l’intégration des immigrants en milieu de travail.

Titre de communication: 40 ans après la Charte, sous l’influence de la Mondialisation, est-il toujours possible de travailler en français?

Nathalie Meunier livre un témoignage percutant sur la façon dont les choses se passent dans certains milieux de travail de l’ouest montréalais, dans des domaines comme l’aéronautique, l’automobile, les télécommunications, l’hôtellerie, etc., après 40 ans de loi 101, mais surtout après 20 ans de mondialisation accélérée. Dans beaucoup de PME de ces secteurs, le travail se fait à 99% en anglais. Les droits sociaux québécois y sont malmenés à la journée longue et qui les défend s’expose à être traité de tous les noms. Parmi les plus malmenés il y a évidemment les droits linguistiques. Les travailleurs eux-mêmes peuvent y être peu sensibles, parce que complètement isolés au sein de communautés particulières sur les lieux mêmes de travail. C’est pire encore chez les employeurs, même parfois francophones, qui tendent à faire fonctionner leurs entreprises en tant qu’entités purement anglophones, sauf peut-être en contexte d’exception, lorsqu’à la recherche de contrats gouvernementaux québécois, et où alors on affiche une conformité de façade aux lois linguistiques québécoises. Bref c’est le règne de l’hypocrisie et de la mauvaise foi. La mondialisation mène le bal et le système force les travailleurs à s’ajuster à l’imposition de l’anglais.

Jean-Benoît Nadeau, chroniqueur au quotidien Le Devoir et auteur

Collaborateur au magazine L’actualité, Jean-Benoît Nadeau tient également une chronique sur la langue française et la francophonie au quotidien Le Devoir. Auteur de quelque 1 500 articles et chroniques et récipiendaires de nombreux prix, il a également signé une douzaine de livres, dont un sur l’espagnol, trois sur les Français et deux sur la langue française (Le français, quelle histoire!, La grande aventure de la langue française).

Titre de communication: Le Québec et les francophones qu’on ignore, les réseaux francophones.

Jean-Benoît Nadeau fait un aveu d’emblée: quand il était plus jeune et plus candide, il y a peut-être un quart de siècle, il croyait qu’une langue devait se défendre par ses propres moyens, toute seule. Depuis, enquêtes et expériences lui ont appris que tous les pays régulent la langue, jusqu’à la faire jaillir du sol eux-mêmes, comme Israël.

En ce domaine les pays anglophones ne sont pas à la traîne.
Il s’attarde ensuite au français comme phénomène mondial, pour montrer que si

la situation intérieure du français au Québec génère des inquiétudes, à l’échelle internationale la langue en question connait pratiquement un âge d’or. Elle figure parmi les 8 qui peuvent compter sur au moins 100 millions de locuteurs de langue maternelle. Elle n’est pas en tête de liste comme le mandarin, mais en termes d’influence, elle vient au deuxième ou troisième rang. C’est elle qui a le meilleur rapport entre nombre d’utilisateurs et nombre de locuteurs de langue maternelle. Le quart des enseignants de langue seconde sur terre enseignent le français. M. Nadeau met l’accent sur d’autres aspects spectaculaires du rayonnement international de la langue officielle du Québec. Ainsi les réseaux francophones à l’échelle de la planète abondent, soutenus tant par les gouvernements que par les organismes privés. En ce domaine, l’État et les institutions privées sont en avance sur le quidam québécois, qui affiche une grande méconnaissance des dits réseaux et de leur performance. La langue française, sa situation, son avenir bénéficient donc à l’échelle de la planète du soutien de personnes et d’appareils qu’on pourrait qualifier d’«entreprenants». Si le Québécois «ordinaire» se sent parfois solitaire dans sa bulle linguistique, peut-être est-ce le fruit d’une posture quelque peu négative et nombriliste signalant une méconnaissance de la place occupée objectivement par sa langue.

Commentaire : Micheline Labelle, vice-présidente des IPSO

Les interventions, excellentes, ont surtout ciblé la situation de la langue française au Québec, pourtant langue officielle et supposée commune. Cette situation constitue un obstacle structurel au développement d’une citoyenneté québécoise au sens politique du terme. Il reste à approfondir l’impact de cette situation quant aux trois dimensions de la citoyenneté que sont : 1) l’accès aux droits et aux devoirs; 2) la participation à la communauté politique qui permet le développement d’un sentiment d’appartenance à la nation; 3) l’adoption d’une identité nationale. Un Québec souverain changerait-il la donne en profondeur?

7e Prix Jacques Parizeau

Le prix Jacques-Parizeau a été institué en 2011 par le conseil d’administration des Intellectuels pour la souveraineté et vise à reconnaître l’apport d’un intellectuel pour ses contributions remarquées à l’avancement des connaissances ou des arts au Québec et pour ses prises de positions publiques insignes en faveur de la souveraineté du Québec.

Le jury composé de trois membres du conseil des IPSO a décidé d’accorder le prix 2017 à madame Hélène Pelletier-Baillargeon.

Madame Pelletier-Baillargeon a effectué des études en littérature française, à l’Université de Montréal, puis à Paris, à la Sorbonne et à l’École pratique des Hautes études.

De retour au Québec, elle s’est jointe à l’équipe de rédaction de la revue Maintenant dès sa création en 1962, et en a assumé la direction en 1973-1974. De 1974 à 1981, comme journaliste pigiste, elle a publié des articles dans plusieurs périodiques, dont Le Devoir et La Presse. De 1986 à 1989, elle a rédigé une chronique hebdomadaire dans ce dernier quotidien.

Outre ses activités professionnelles, Hélène Pelletier-Baillargeon a apporté ses contributions à la promotion de la souveraineté du Québec, en particulier comme conseillère politique du ministre de l’Éducation, Camille Laurin, de 1981 à 1983 et par la publication de Le pays légitime chez Leméac, en 1979, une réflexion sur l’avenir politique du Québec.

À titre de biographe, elle est l’auteure, entre autres, de Marie Gérin-Lajoie : de mère en fille, la cause des femmes, publié par Boréal Express en 1985 et qui lui a valu le prix du

gouverneur général et le prix Maxime-Raymond de l’Action nationale, puis d’une monumentale biographie en trois volumes, intitulée Olivar Asselin et son temps, chez Fides en 1996, 2001 et 2010.

Au nom de Pierre Serré, président des IPSO, et des membres du conseil d’administration, je suis fier de remettre à madame Pelletier-Baillargeon le septième Prix Jacques-Parizeau «pour la qualité de son œuvre de journaliste et de biographe et sa contribution à l’histoire des idées au Québec».

Philippe Bernard, 10 juin 2017

Dans le passé, ont été bénéficiaires: Guy Rocher, Pierre Vadeboncoeur, Gilles Vigneault, Jacques Yvan Morin, Louise Beaudoin, Serge Cantin.

Lien prix Jacques-Parizeau http://ipsoquebec.org/?p=393&preview=true

►Élection des membres du CA 2017-2018, lors de l’Assemblée générale

2017 et lors du conseil d’administration du 12 septembre 2017

Pierre Serré, président
Micheline Labelle, vice-présidente Ercilia Palacio-Quintin, registraire André Jacob, secrétaire
Philippe Bernard, trésorier

Autres membres du conseil d’administration :

Charles Berthelet, Michel Blondin, Joël Côté, Jocelyne Couture, Andrée Lajoie, Jean- René Plante

Micheline Labelle, vice-présidente des IPSO

 

Adresse postale
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Info Ipso Avril-Mai 2017

Avril Mai 2017

 

Mot du président

Chères et chers amis des IPSO,

Les IPSO viennent de « célébrer » ce printemps deux contre-commémorations du 150e anniversaire de l’Acte de l’Amérique du Nord britannique. Les thèmes abordés autant que les discours des invités ont été très appréciés des membres présents sur place ainsi que chez les sympathisants qui ont suivi les débats sur Internet.
Les IPSO vont maintenant aborder le thème de la langue à leur colloque annuel le 10 juin prochain. Plusieurs problématiques ont été retenues pour l’occasion, si bien que tous et chacun devraient pouvoir y trouver un thème qui lui est particulièrement important. Ainsi que vous pourrez le lire ci-dessous, voici un extrait de ce qui sera proposé dans l’atelier décrivant la situation de la langue française au Québec en 2017. Nous vous espérons nombreux et intéressés par ce qui est inhérent à notre condition de Québécois, notre langue, notre identité, nos droits collectifs, l’un de nos combats primordiaux afin que nous puissions nous donner collectivement un avenir.

L’anglais au collégial et à l’université – Ce n’est qu’un début. Ou comment les deux ordres de gouvernement participent à l’anglicisation du Québec.

Par leurs politiques linguistiques, notamment la langue d’enseignement, les gouvernements fédéral et provincial anglicisent systématiquement Montréal et le Québec, cela pour répondre aux besoins d’un réseau d’institutions publiques et des grandes entreprises transnationales de langue anglaise.Dans presque tous les États du monde, la langue de travail dominante est celle  de la majorité.En conséquence, l’enseignement public, de la garderie jusqu’à l’université, se fait dans la langue nationale. Mais au Québec, où les pressions de l’anglais se font sentir dès la prématernelle, l’étudiant peut choisir entre les deux langues pour ses études post-secondaires, une liberté de choix conforme aux besoins de la « communauté anglophone », délibérément définie de manière abusive par toutes les autorités publiques, provinciales comprises.
Le résultat : sur l’île de Montréal, un étudiant sur deux (plus précisément 44 %) est inscrit à un diplôme en anglais d’études collégiales préuniversitaires (DEC)*. Presque la moitié étudie donc en anglais, ce qui infère des conséquences considérables maintenant et demain, autant pour Montréal que pour l’ensemble du Québec. S’agit-il d’une situation de transition ? Avant la loi 101, 90 % des immigrants envoyaient leurs enfants au primaire et au secondaire publics anglais. La chose fut presque complètement renversée par la suite grâce à la loi 101, adoptée en 1977.Ceci rend donc la proportion de 44 % étudiant en anglais au collégial d’autant plus inquiétante ! (Il faut comprendre que les enfants de la loi 101 sont d’une part peu nombreux à chaque nouvelle cohorte d’immigrants puisque seulement 15 % d’entre eux ont moins de 15 ans à l’arrivée, et donc d’âge de fréquenter les écoles primaires ou secondaires françaises. Ils sont également peu nombreux à avoir suivi tout leur primaire et tout leur secondaire en français puisqu’une majorité est arrivée après avoir été scolarisée en partie dans le pays d’origine.) Mais le plus inquiétant est le fait suivant : malgré l’atteinte d’une majorité des substitutions linguistiques en direction du français pour l’ensemble des immigrants, ceux qui sont de langue maternelle anglaise, qui sont arrivés enfants ou dont les enfants sont nés au Québec, n’effectuent presque aucune substitution linguistique vers le français. En d’autres mots, même s’ils ont été théoriquement instruits en français au Québec, de 95 % à 100 % de tous ces enfants anglophones conserveront l’anglais à l’âge adulte comme langue parlée à la maison, soutenu en cela par le milieu montréalais. Bref, les effets de la loi 101 sont beaucoup plus limités que ce que l’on ne croit généralement.
Le présent et l’avenir du français semblent directement liés à la prédominance de l’anglais dans une bonne partie du marché du travail. Or d’où pourrait donc venir une telle prédominance dans une province à 92 % non anglophone ? Force est de constater qu’elle doit disposer de moyens politiques considérables pour culbuter la prédominance française.
De fait, cette prédominance de l’anglais découlerait essentiellement du libre- choix promu autant par le gouvernement provincial et que fédéral, tous deux sur la même longueur d’onde, d’ailleurs que celle promue par The Gazette et le Quebec Community Groups Network, l’ancêtre d’Alliance Québec ! Contrairement à l’obligation de fréquentation des écoles primaires et secondaires de langue française pour immigrants (qui ne touchent que 15 % des immigrants, quelques fois pour tout leur parcours scolaire au primaire et au secondaire, mais le plus souvent, pour en partie seulement, puisqu’étant arrivés quelque part au secondaire ou au primaire) et pour natifs non anglophones, les deux gouvernements fondent toutes leurs actions sur le libre-choix de la langue d’enseignement après le secondaire, puis le libre-choix du consommateur et celui du citoyen.
Quels qu’ils soient, les produits et services gouvernementaux ou privés sont ainsi délivrés, dans la vie de tous les jours, dans la langue de la rue, celle choisie par les jeunes étudiants, par les consommateurs et par les citoyens. En vertu de la Loi fédérale sur les langues officielles adoptée par les libéraux fédéraux de P.E. Trudeau, tant pour le QCGN que pour les gouvernements fédéral et provincial, la « Première langue officielle parlée » (PLOP) permettait à l’origine d’identifier les effectifs minoritaires (de langue anglaise au Québec, de langue française au Canada anglais) ayant droit à des services gouvernementaux dans leur langue dès lors que leurs effectifs atteignaient justement un minimum de la population.
Or, en vertu de la prédominance de l’anglais en tant que PLOP au Québec, on mesurait en 2011 l’existence d’une communauté anglophone de 1 060 000 locuteurs, alors même que la minorité historique de langue anglaise compte 260 000 locuteurs anglophones dans tout le Québec, dont une majorité sans doute ont des grands-parents francophones. C’est à ce million et quelques d’anglophones auquel se réfèrent le gouvernement fédéral, le QCGN et toutes les autres organisations anglophones pour estimer la population anglo- québécoise.
C’est aussi ce million d’individus que l’État québécois entend desservir en anglais, en se fondant sur la même définition que l’État fédéral. Cette définition correspond dans les faits à quelque chose comme la « Langue publique commune », la langue réellement utilisée par chaque individu pour obtenir des services publics. C’est la langue simplifiant la population en deux groupes linguistiques, où le groupe anglophone inclue les « anglophones historiques » (de langue maternelle et de langue parlée à la maison anglaises), les anglophones d’aujourd’hui (de langue parlée anglaise à la maison mais de langue maternelle autre qu’anglaise, anglophones par assimilation linguistique) et les « anglophones de demain » (de PLOP anglaise, i.e. les personnes tournées vers l’anglais (les « anglotropes »), utilisant toutefois une langue parlée autre qu’anglaise à la maison, anglophones par intégration linguistique).
Avec leurs 90 000 étudiants pour une communauté anglo-québécoise de 260 000 personnes, les universités McGill et Concordia sont bien obligées de recruter leurs étudiants ailleurs que dans la minuscule communauté anglo-québécoise. C’est pourquoi elles ne se gênent pas pour définir leurs étudiants potentiels comme étant l’ensemble des jeunes désireux d’étudier en anglais, qui visent à s’insérer dans le réseau d’institutions publiques de langue anglaise, ou carrément à émigrer à l’étranger. Ce potentiel inclut aussi bon nombre de futurs travailleurs du réseau d’institutions publiques de langue française. Le bilinguisme y constitue déjà un atout à l’embauche :pour les avoir tous faits, on entend fort souvent l’anglais dans les couloirs des hôpitaux Sainte-Justine ou Sacré-Cœur, l’hôpital Général Juif ou l’hôpital Notre-Dame… Dans l’ouest comme dans le nord de l’Île de Montréal, les institutions du réseau public de langue française n’ont de français que leur langue d’administration : le bilinguisme y est courant, l’embauche et l’avancement y sont souvent conditionnels.
Ailleurs au Québec, posséder les deux langues peut aussi représenter un avantage individuel, y compris dans les organismes parapublics (ex. : les écoles et les institutions de santé et services sociaux) et péripublics (ex. : les Sociétés d’État). (Rappelons ce qu’était la politique officielle de l’État québécois il y a de cela deux ans environ à l’égard des nouveaux immigrants qui débarquaient : chaque personne identifiée comme « anglophone » à son arrivée conservait cette étiquette jusqu’à la fin de ses jours. Si bien que la langue de traitement des dossiers de 75 % des immigrants était identifiée par les fonctionnaires provinciaux, depuis leur arrivée jusqu’à la fin de leurs jours, comme « anglaise ».)

En d’autres termes, autant l’un que l’autre ordre de gouvernement fait la promotion du bilinguisme en finançant le libre-choix individuel intégral, générant ainsi d’intenses pressions sur les travailleurs francophones. Rien d’étonnant à ce que les années 2000 aient vu, grâce à leurs volumes records d’immigration, le retour chez les francophones de comportements dysfonctionnels antérieurs à la loi 101 : une assemblée de dix francophones se mettra à l’anglais dès lors qu’il s’y trouvera un anglophone unilingue ou à moitié bilingue.De même, dans le secteur privé, les grandes entreprises transnationales canadiennes ou étrangères définissent bien souvent le marché québécois en n’incluant que les seuls citoyens possédant une connaissance de l’anglais. Conséquemment, leurs employés doivent posséder cette langue, tandis que le fardeau du bilinguisme repose entièrement sur les épaules des francophones.

Il n’existe en réalité qu’une seule façon de protéger le français, d’en faire la première langue du marché du travail, la seule langue d’intégration et d’assimilation, la langue de scolarisation post-secondaire : la création de deux réseaux institutionnels fonctionnant exclusivement chacun dans sa langue. L’un fonctionnerait en français seulement, l’autre, en anglais seulement. La langue de travail des francophones pourrait ainsi être protégée. Ces réseaux permettraient enfin l’établissement d’un financement équitable basé sur le nombre d’ayants droit (ce que même la Constitution de 1867 évoquait sans contraintes; en matière scolaire, on y définissait les ayants droit en fonction de leur religion catholique ou protestante, et non selon leur langue), tout en respectant pleinement le libre-choix de chacun d’aller chercher des services dans le réseau de son choix.Une seule langue prédominante, celle de la majorité, donnant un message d’intégration univoque, qui ne récompenserait aucunement l’anglicisation ou l’intégration à l’anglais. Rappelons qu’intégration et assimilation en direction de l’anglais continuent à se faire aujourd’hui au bénéfice d’une minorité historique disparue, en son absence pure et simple et au bénéfice d’une communauté anglophone entièrement issue de l’immigration internationale, de l’immigration interprovinciale, de l’assimilation à l’anglais ou de l’intégration (sans assimilation) à l’anglais.

Le système actuel n’offre aucune protection aux travailleurs de langue française. On les y oblige au contraire à desservir quiconque le demande en anglais, y compris dans le réseau français. Ce faisant, le système actuel récompense l’utilisation de l’anglais à titre de langue d’usage à la maison ou à titre de Première langue officielle parlée dans les échanges avec le reste de la société pour tous les natifs et tous les immigrants internationaux et interprovinciaux, laissant planer de véritables menaces sur le devenir des communautés francophones vivant en interface (dans les municipalités ou les quartiers mixtes).En faisant ainsi, la société québécoise laisse s’établir un système économique de langue anglaise qui extraie un maximum de ressources de la majorité francophone pour les vouer à l’exportation dans le reste du Canada ou aux États-Unis. En d’autres termes, la majorité francophone s’est placée dans l’obligation de soutenir un réseau public de langue anglaise structurellement tourné vers l’exportation de ses cerveaux, via ses universités ou les grandes entreprises étrangères installées au Québec. Et cette exportation des cerveaux anglophones a bel et bien lieu en masse : de 1966 à 2016, en 50 ans, les soldes migratoires interprovinciaux du Québec se sont établis à plus de 500 000 départs, uniquement composés d’anglophones.

Ainsi s’établit la supériorité de la communauté anglophone face aux francophones. Même au moment où la communauté francophone se serre la ceinture, cette dernière offre continuellement des dizaines milliers d’emplois dans son réseau, emplois qu’elle est incapable de combler à elle seule, qu’elle ne peut le faire qu’en recourant aux effectifs de la majorité francophone, de l’immigration, des migrants interprovinciaux, par assimilation ou par intégration. Du coup, la minorité anglophone ne compte presque pas de chômage ou de non-travailleurs. La dernière chose qu’elle fait est de recruter des chômeurs et des prestataires d’aide de dernier recours et de les soutenir à elle seule (autrement que par ses œuvres caritatives). Ces derniers sont confiés aux bons soins de l’ensemble de la population. Ainsi, les effectifs anglophones qui rencontrent d’intenses problèmes économiques sont les premiers à s’intégrer ou s’assimiler aux effectifs de langue française.
Au final, les statistiques socio-économiques des anglophones s’avèrent structurellement supérieurs à celles des francophones. En effet, chez les premiers, le revenu moyen, les taux de chômage, de prestataires de la sécurité du revenu et de pauvreté sont supérieurs à ceux de la communauté francophone. Cette dernière a de plus l’obligation d’intégrer tous les anglophones laissés pour compte, tandis que le réseau de langue anglaise déborde d’emplois pour natifs et immigrants non anglophones, anglicisés et anglotropes. Des places dans les universités et dans les collèges de langue anglaise, qui offrent une formation québécoise reconnue dans le réseau anglais continental (McGill et même Concordia, dix fois plus connue que la plus connue du réseau français), une formation très peu chère en comparaison avec les voisins canadiens et étatsuniens, en plus d’un environnement locatif ou de propriétés à très bas prix, dans un cadre de vie de qualité, ainsi que de bons emplois dans le réseau anglais et les grandes entreprises transnationales. Tout cela avec la citoyenneté canadienne en prime et un laisser-passer vers le reste du continent.

Est-ce par choix politique délibéré que le gouvernement du Québec continue de mettre tout son poids contre le français, notre langue nationale, en appuyant le libre- choix de la langue d’enseignement au niveau collégial ? En soutenant la supériorité de l’anglais dans les services publics ? En soutenant des systèmes économiques voués à l’exploitation des ressources nationales et à leur exportation ? Il semble, au final, que ce le libre-choix qu’il fallait contrer en matière de langue d’enseignement pour enfants d’immigrants devrait aussi valoir en matière de libre de la langue d’échanges avec l’État et avec le secteur privé. Il appert également que l’État québécois devrait parfaitement pouvoir légiférer pour assurer la prédominance du français en matière d’éducation post- secondaire comme sur le marché du travail, à l’image de ce qu’il a fait pour imposer le français dans les écoles de niveau primaire et secondaire. Ce qui a changé le cours des choses.

Pourquoi le gouvernement québécois n’a-t-il jamais procédé en la matière ? Pourquoi est-il lui-même devenu promoteur du libre-choix et, ce faisant, générateur de pressions à l’encontre du français ? Pressions qui vont certes perdurer, sous le même régime, après l’indépendance. Il semble, en réalité, que tous les gouvernements québécois obéissent à un électoralisme qui place les non-francophones au sommet de la « pyramide des citoyens ».Un électoralisme qui a finalement lui-même créé cette nouvelle communauté anglophone qui dispose d’une influence politique colossale tout autant qu’indue, mathématiquement égale à celle des francophones mais que personne n’a jamais approché publiquement. Au cours des cinquante dernières années, la communauté anglophone doit son expansion à l’apport de francophones et d’allophones anglicisés, à l’apport des immigrants et des Canadiens des autres provinces. Mais elle la doit également et surtout à l’État québécois, qui finance par tête de pipe et assume le gros de la croissance des établissements du réseau anglais, notamment ses cégeps et ses universités. Ainsi protégées par le fédéral ET le provincial, McGill et Concordia sont demeurées, depuis 50 ans, deux grands hauts lieux d’anglicisation et de défrancisation au Québec. De concert avec la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, elles sont en passe de devenir les grands définisseurs de la politique d’immigration et de la politique d’intégration du Québec. Mais déjà, elles participent de plain-pied à la discrimination systémique qui s’exerce à l’encontre des francophones au Québec et au Canada.
Comme les sacrifiés de la bonne entente, francophones du Pontiac québécois, les Québécois francophones réclameront un jour non pas des cours en français mais des cours de français.

* Source : Statistiques de l’enseignement supérieur 2014 du ministère de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Pierre Serré
Président des Intellectuels pour la souveraineté

Un poème d’André Jacob :Je  suis la paix

Au bord d’une mer étale
irisée par la lumière de l’aube
un rideau se lève la paix se dessine
à travers des cirrostratus.

Nymphe évanescente
elle avance à tâtons en équilibre instable sur un fil de fer.

Je l’observe, je tremble.

Elle peut basculer
dans le vide de l’horizon
mystère aux mille visages
je l’appelle je l’implore.

Pour briser le mur de la peur
je crie à pleins poumons
je suis la paix.

Pour adoucir les deuils
je clame en mille poèmes
je suis la paix.

Pour rappeler la tolérance
je sculpte un gigantesque monument
Je suis la paix.

Pour dénoncer la haine
je chante fortissimo
je suis la paix.

Pour exiger le respect
j’écris en lettres d’or
je suis la paix.

Pour casser les murs
je peins une fresque infinie
je suis la paix.

Pour éradiquer l’intolérance
je sculpte en lettres majuscules
je suis la paix.

Pour vivre dans la dignité
je décline en poésie
je suis la paix.

Pour établir la justice sociale
je filme en gros plan
je suis la paix.

Pour faire taire les canons
je rejoue sur toutes les scènes
je suis la paix.

Pour stopper les producteurs d’armes
je gueule sans vergogne
je suis la paix.

Pour réinventer le monde ensemble
parlons écrivons chantons dansons sculptons et peignons
je suis la paix.

Pour briser le silence
L’écho reprend en chœur
je suis la paix.

André Jacob
Artiste pour la paix Membre du CA des IPSO

Deux Soirées-débats des IPSO : Une contre-histoire du Québec

Le premier débat a porté sur les débuts du régime anglais et du parlementarisme québécois
Voir sur les cinq videos sur la page facebook des IPSO https://www.facebook.com/pg/LesIPSO/videos/?ref=page_internal

Compte rendu de la deuxième soirée (4 avril 2017) des IPSO consacrée à la Contre- commémoration du 150e anniversaire de l’AANb, basée sur une contre-histoire du Québec débarrassée des mythes et mensonges entretenus par les vulgates officielles canadienne et québécoise.

La soirée, qui s’est tenue dans la métropole au 82 Sherbrooke ouest, était à nouveau animée par monsieur Robert Comeau, historien, qui a présenté d’abord les trois panélistes.François Deschamps a d’emblée signalé l’intérêt d’une démarche à contre- courant des idées reçues et des simplifications, notamment pour cerner ce qui s’est passé à Montréal dans les années 30 et 40 du 19ème siècle. Et aussi à Londres où l’effervescence montréalaise et québécoise fut interprétée dans des cercles du pouvoir traversés par de nouvelles tendances et des luttes internes. Il signale l’intérêt du jeune John Stuart Mill pour la question du Québec. Les Anglophones du Montréal d’alors ne furent pas non plus tous d’accord avec la faction ultra-tory qui va réussir à imposer son agenda au gouvernement britannique, Quelques années avant les «troubles» de 1837- 38, Adam Thom avait, quant à lui, écrit le scénario qu’allaient suivre les ultra montréalais anglophones, l’insurrection des milices pour obtenir le départ du gouverneur et la fin de sa politique trop conciliante envers la population francophone, en s’appuyant sur la complicité de l’armée, notamment de son état-major, gagné à la cause orangiste, et une décision finale en faveur de la fusion du Haut et du Bas-Canada. François Deschamps développe la vision idéologique des ultra-tories d’un Empire britannique mondial, avec une Amérique du Nord entièrement anglophone, projet que menaçait la naissance d’un État francophone dans le lieu stratégique que constituait la vallée du Saint-Laurent. Et, de fait, le peuplement de ce monde anglophone global sera soutenu tout au long du siècle par une émigration massive et ininterrompue en provenance du Royaume-Uni.

Lucille Beaudry, politologue, s’est penchée sur l’évolution de la pensée politique chez les intellectuels du Québec à partir des lendemains de l’Acte d’Union (adoption à Londres en 1840 et proclamation du Canada à Montréal l’année suivante). D’abord elle fut marquée par l’irruption du religieux comme élément décisif dans la nouvelle définition identitaire des francophones. Leur minorisation dans le Canada ainsi mis en place entraîna aussi, pour remplacer le projet inclusif qu’avait été celui des Patriotes, une obsession de la nation ethnique et un repli sur le culturel. La nation cesse d’être vue comme une communauté politique. On la concevait dorénavant comme une communauté culturelle. Si l’Institut canadien essaie tant bien que mal de demeurer fidèle à l’esprit de 1837, il est vite débordé par le courant majoritaire qui fait du religieux le premier critère de définition du «Canadien-français». Les nouvelles métamorphoses du nationalisme chez les intellectuels conserveront des étapes précédentes, l’un héritage identitaire tel qu’il avait alors été mis au point. Aussi bien chez Tardivel qui relance le rêve indépendantiste que chez Henri Bourassa pour qui la «nation» inclut francophones et anglophones, lesquels auraient réalisé ainsi, à travers l’AANb, une entente entre deux communautés égales. Henri Bourassa développera par le fait même une pensée politique qui rejettera simultanément le séparatisme de Tardivel et l’impérialisme mondial britannique, et qui n’a eu d’écho alors que chez les francophones.

Pour Jean-François Payette, également politologue, 1867 (l’AANb) est l’enfant de 1840-41 (l’Acte d’Union).L’effet particulièrement désastreux de l’Acte d’Union a été de refouler le peuple québécois dans le culturel et le linguistique, de l’amputer de ses dimensions politique et économique. 1840-41 fait des francophones une nation privée d’outils, lesquels sont accaparés par les gagnants de l’union imposée, les membres de la nation canadian en devenir. Un certain leadership francophone va bâtir sur de telles ruines un phantasme : celui d’une prétendue Confédération au sein de laquelle vivraient des peuples égaux, reprenant par-là la pensée d’Henri Bourassa, et où les habitants de la province de Québec auraient récupéré une partie de la souveraineté globale, partagée entre les niveaux de gouvernement. Cette thèse, absurde en théorie puisque la souveraineté est précisément ce qui ne se partage pas, qui est exclusif, se verra constamment contredite dans les faits, par les empiètements, les charcutages de lois provinciales, les désaveux par l’État propriétaire de la souveraineté vraie, pleine et entière, l’État canadien.

Colloque annuel des IPSO

Le colloque annuel des IPSO, l’assemblée générale annuelle et la remise du prix Jacques-Parizeau se tiendront à Montréal, le samedi 10 juin 2017, à la SSJBM, Maison Ludger-Duvernay, 82, rue Sherbrooke ouest, Montréal (métro Place-des-Arts).

Le thème du colloque: La langue française, facteur d’intégration, de citoyenneté dans le contexte de la mondialisation (titre provisoire)
Veuillez mettre cette date à votre agenda.

Événements autour de la visite du Général de Gaulle au Québec

Au cours des mois à venir, on célébrera le 50ème anniversaire de la visite du Général de Gaulle au Québec.

Colloque commémoratif 26 et 27 mai 2017: Les retombées de la visite du Général de Gaulle au Québec en juillet 1967.
(Voir le programme sur http://ssjb.com)

Un ouvrage de André Duchesne, «La traversée du Colbert, de Gaulle au Québec en juillet 1967», Éditions du Boréal, paraîtra le 6 juin.

Une reconstitution du parcours de De Gaulle sur le Chemin du Roy aura lieu le 24 juillet.

En août, on célébrera le 40e anniversaire de la Loi 101 (août 1977).

Prix Jacques Parizeau

Ont été bénéficiaires: Guy Rocher, Pierre Vadeboncoeur, Gilles Vigneault, Jacques Yvan Morin, Louise Beaudoin, Serge Cantin.

Voir : http://ipsoquebec.org/prix-jacques-parizeau/

Le prix Jacques-Parizeau a été institué en 2011 et vise à reconnaître l’apport d’un intellectuel pour ses contributions remarquées à l’avancement des connaissances ou des arts au Québec et pour ses prises de positions publiques insignes en faveur de la souveraineté du Québec.

Présence des IPSO sur Internet et les réseaux sociaux

Les IPSO sont à la recherche d’une personne, membre des IPSO ou non, qui désirerait s’impliquer en tant que bénévole dans un dossier prioritaire. Sous la supervision du responsable approprié, cette personne travaillera à la mise en place d’un système d’accès aux archives de l’organisation, cela à partir de documents numérisés et informatisés, suivant son propre rythme de travail. La personne intéressée est priée de communiquer avec le président des IPSO, Pierre Serré, aux coordonnées mentionnées dans le présent Info-IPSO ( pspedrito9@gmail.com)

Le nouveau site des IPSO : https://ipsoquebec.org

Nous tenons à remercier Dominique Senay spécialiste de conception web
( http://webmeca.com) qui a travaillé à faire le site sous la responsabilité de Joël Côté, membre du CA des IPSO.

Micheline Labelle, vice-présidente des IPSO

Info Ipso Septembre-Octobre 2016

Tant que l’indépendance n’est pas faite, elle reste à faire – Gaston Miron

Septembre-octobre 2016 ► CA des IPSO, 29 août 2016, 17 octobre 2016 Les membres du CA ont travaillé à la réalisation du Plan d’action 2016-2017 adopté en assemblée générale le 13 juin 2015.

Les membres des IPSO sont invités à proposer et/ou à organiser des thèmes de soirées-débats, de conférences ou d’articles de presse. Ils peuvent faire part de leurs intérêts à la secrétaire Fanny He.

L’exécutif des IPSO est composé des membres suivants : Pierre Serré, président; Micheline Labelle, vice-présidente; Fanny He, sécrétaire, Philippe Bernard, trésorier; Jocelyne Couture, conseillère; Ercilia Palacio -Quintin, registraire; Andrée Lajoie, conseillère. Les autres membres du Conseil d’administration sont les suivants :

Charles Berthelet, Yasmina Chouakri, Joël Côté, André Jacob, Jean-René Plante, Danic Parenteau

► Mot du président Pierre Serré Chères et chers amis des IPSO, La nouvelle année qui s’annonce commence encore sur les chapeaux de roue. L’élection d’un nouveau chef à la barre du Parti Québécois implique certes un rebrassage des cartes politiques. D’entrée de jeu, le premier ministre Couillard a

annoncé ses couleurs : s’il ne peut attaquer une menace directe d’indépendance, il combattra l’identité et le nationalisme québécois, c’est-à-dire toute mesure interne ou externe visant la défense et l’affirmation des intérêts de la majorité francophone, en particulier au Québec. Plus que jamais, les intellectuels ont un rôle majeur à jouer dans ce nouveau contexte, notamment pour réaffirmer haut et fort la légitimité du nationalisme de cette majorité. Au cours des prochaines années, les IPSO auront à contester les accusations iniques pour ne pas dire abracadabrantes de racisme et de xénophobie. Ils auront à contribuer à la construction d’un Québec démocratique et laïc, tout comme ils devront élaborer un modèle d’intégration à la société francophone propre à rejoindre tous les groupes présents sur le territoire national. En cette année de 150e anniversaire de la Confédération canadienne, les IPSO s’attaqueront à la propagande fédérale. Celle-ci ne manquera pas de répéter ad nauseam, à grands renforts de financement tiré de nos impôts, combien grand est le pays qui a enterré autant de minorités canadiennes françaises au cours de son histoire. Ce pays qui continue justement, encore aujourd’hui, à nier le caractère fragile du français au Québec et qui refuse de voir la nécessité, pour le gouvernement fédéral, de le protéger. En 2016-2017, les amis des IPSO seront invités à adhérer à ou à soutenir l’organisation dans le but de rendre celle-ci plus forte et plus efficace. Tous les petits gestes comptent. La bataille du Québec reflétera les sacrifices que chacun d’entre nous fera pour notre liberté nationale. Pierre Serré
Président des Intellectuels pour la souveraineté

►Publication d’un article de Micheline Labelle et Pierre Serré Labelle M. et P. Serré (2016). «Une Charte de la laïcité. Un projet plus pertinent que jamais», Le Devoir, 17 mars, p. B5. www.ledevoir.com/non-classe/480197/… que-jamais

Monsieur Couillard et l’extrême-droite Aussitôt élu démocratiquement par ses pairs, Jean-François Lisée, et par ricochet le mouvement souverainiste, est vite devenu la cible du premier ministre Couillard d’une manière extrêmement pernicieuse et vicieuse. Depuis l’élection du chef de l’opposition, ce dernier laisse entendre que le PQ dirigé par monsieur Lisée deviendra un parti comparable aux partis d’extrême-droite européens ; ce faisant, il se discrédite lui-même. En outre, il persiste et signe. Comme le soulignait Antoine Robitaille dans Le Devoir du 11 octobre : « Il (monsieur Couillard) a dénoncé « une sorte de nationalisme d’assiégés, de nationalisme de peureux essentiellement, des gens qui ne veulent pas faire face à la diversité, qui préfèrent que le Québec reste replié sur lui-même [serait-il replié actuellement ?]. On le voit aux États-Unis, on le voit en Europe. C’est un mouvement foncièrement négatif pour l’humanité ». Comment donc avoir du « respect » et faire preuve « d’écoute » pour un mouvement qui est « foncièrement négatif pour l’humanité » ?

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► Texte d’André Jacob et signé de membres du CA des IPSO sur les propos du Premier Ministre Couillard
Voir : https://www.facebook.com/LesIPSO/?f…

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En allant aussi loin, il faut avoir du culot ou faire preuve d’ignorance ou pire d’un manque d’éthique pour affirmer une telle ineptie. Il s’agit là d’une position insensée et dangereuse. Mais il y a une limite à la manipulation éhontée et délibérément mensongère de l’opinion publique. Or, notre premier ministre ne semble pas évaluer la portée d’une analogie aussi grossière et lourde de sens. On ne joue pas impunément avec un qualificatif comme « extrême-droite », car le terme est vicié par un nationalisme identitaire étroit et des politiques xénophobes. En somme, en termes voilés, le premier ministre insinue que le mouvement souverainiste serait xénophobe, voire raciste; de telles assertions contribuent à antagoniser les rapports entre les citoyens et citoyennes issus de l’immigration et les Québécois et des Québécoises d’ascendance française. En faisant une telle déclaration, il sous-entend par le fait même que lui et son parti défendent des positions antiracistes alors que ses adversaires sèmeraient la division et la discrimination. Ça ne tient pas la route. Il a l’habitude d’utiliser la peur pour servir ses intérêts électoralistes, mais là, il a dépassé les bornes. En tant que premier ministre, monsieur Couillard devrait s’élever au-dessus d’une accusation aussi caricaturale et réaliser que le Québec moderne se définit, dirait Émilie Tardivel, (Études. Revue de culture contemporaine, octobre 2016), comme une nation ouverte « constituée par des liens contractuels dans une communauté de personnes unies par le désir de vivre ensemble sous les mêmes lois, les mêmes mœurs et les mêmes institutions ». À notre avis, les positions du mouvement souverainiste québécois ne reposent certainement pas sur une conception fermée et frileuse de la nation. La référence aux orientations défensives anti-immigration et racistes des partis d’extrême-droite européens n’a rien à voir avec la situation québécoise. La lutte contre le racisme et la xénophobie doit être constante, tout comme les actions pour favoriser l’intégration doivent être renforcées. L’intégration, on le sait, est un long processus de développement des habiletés à comprendre et à participer à la vie sociale, culturelle, économique et politique. En ce sens, le soutien de l’État s’avère essentiel et plus nécessaire que jamais. Il importe de consolider les programmes d’éducation et les actions antiracistes et les autres programmes d’action déjà en place depuis des décennies. Bref, avant de s’aventurer sur le terrain glissant des accusations de dérives vers l’extrême-droite, monsieur Couillard devrait faire preuve de prudence avant de jouer cette carte démagogique pour discréditer et diaboliser son adversaire et le mouvement souverainiste. Certes, la tactique de la peur est usée, mais dans ce cas-ci, elle contribue à déplacer le débat d’une façon simpliste dans une zone dramatique, préoccupante, pernicieuse et critique au plan social et politique, car elle fait appel à la distinction entre le « eux » et le « nous ». Avant d’utiliser un qualificatif aussi vicié que celui d’extrême- droite, le premier ministre aurait dû se regarder dans un miroir et évaluer ses dires et ses gestes, il aurait réalisé que ses actions ne suivent pas nécessairement son discours en matière d’intégration. De plus, il nous apparaît clair que les politiques libérales fondées sur l’austérité font reculer les droits des minorités en contribuant à approfondir les inégalités sociales, économiques et culturelles, soit les facteurs fondamentaux déterminants au plan de la discrimination, de l’exclusion sociale et du racisme. La vérificatrice générale l’a démontré récemment… Avant d’accuser son adversaire de dirigeant d’extrême-droite, monsieur Couillard devrait vérifier le sens des mots qu’il utilise, car ils pourraient peut- être avoir un effet boomerang.

Signé par : Joël Côté, Jocelyne Couture, Fanny He, André Jacob, Micheline Labelle, Andrée Lajoie, Ercilia Palacio-Quintin, Danic Parenteau, Pierre Serré
Membres du conseil d’administration des Intellectuels pour la souveraineté

► Prochaine Soirée-débat des IPSO, du lundi 7 novembre 2016, à 19h, salle DR200, UQAM Pour un Québec indépendant, égalitaire et antiraciste Invité,es:
Yasmina Chouakri, chercheure, Table de concertation des organismes au service des réfugiés et des personnes immigrantes (TCRI), membre du CA des IPSO Armand MacKenzie, avocat Robin Philpot, éditeur, auteur et traducteur, membre des Anglophones pour un Québec indépendant (AQI) Marjorie Villefranche, directrice générale, Maison d’Haïti
Responsables du débat : André Jacob, membre du CA des IPSO et Micheline Labelle, vice-présidente des IPSO
Animation : André Jacob, professeur retraité, UQAM ► Deux prochaines Soirées-débats à l’hiver et au printemps 2017: Quatre dates québécoises pour contrecarrer la commémoration fédérale du 150ème anniversaire de la fondation du Canada. Responsable: Jean-René Plante, membre du CA des IPSO https://www.facebook.com/IRAIQc Ont pris la parole : Daniel Turp (Président de l’IRAI), Maïtée Labrecque-Saganash (Militante féministe et indépendantiste), Akos Verboczi (Auteur), Karel Mayrand (Directeur général pour le Québec, Fondation David Suzuki), Claudette Carbonneau (Présidente des OUI Québec). La soirée a été animée par Geneviève Baril (Directrice générale de l’IRAI). Plusieurs membres des IPSO étaient présents. Le lancement a rassemblé près de 250 personnes au nouveau siège de l’IRAI situé dans le quartier Mile-Ex à Montréal. La directrice générale Geneviève Baril a animé la soirée.

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► Lancement officiel de L’Institut de recherche sur l’autodétermination des peuples et les indépendances nationales (IRAI), le 29 septembre 2016

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Thèmes de recherche annoncés lors du lancement Les trois premiers chantiers porteront sur 1- Le rapport des jeunes Québécois âgés de 18 à 35 ans à l’indépendance du Québec, Marie-Michèle Sauvageau et Alexis Hieu Truong de l’Université d’Ottawa réaliseront cette première étude. 2- Lesprocessusconstituants
Daniel Turp (membre des iPSO) coordonnera les travaux d’une équipe composée de deux chercheurs québécois (Danic Parenteau, professeur au Collège militaire royal de Saint-Jean (membre du CA des IPSO), ainsi que André Binette, avocat spécialisé en droit constitutionnel (membre des IPSO). Trois chercheurs internationaux, Matt Qvortrup, professeur à Coventry University, en Angleterre, Marc Sanjaume, chercheur et conseiller en politique comparée à l’Institut d’Estudis de l’Autogovern du Gouvernement de la Catalogne et Jorge Léon, politologue équatorien et professeur invité à l’Université du Québec à Montréal. 3- L’économie d’un Québec indépendant, et plus particulièrement dans ce dernier cas sur la méthodologie actuellement employée pour calculer les recettes et les dépenses du gouvernement du Canada en sol québécois.
Le processus d’identification d’un chercheur pour réaliser cette étude est en cours.

► Les IPSO sont à la recherche d’une personne, membre des IPSO ou non, qui désirerait s’impliquer en tant que bénévole dans un dossier prioritaire. Sous la supervision du responsable approprié, cette personne travaillera à la mise en place d’un système d’accès aux archives de l’organisation, cela à partir de documents numérisés et informatisés, suivant son propre rythme de travail. La personne intéressée est priée de communiquer avec le président des IPSO, Pierre Serré, aux coordonnées mentionnées dans le présent Info-IPSO. Pierre Serré pspedrito9@gmail.com