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Pour qu'il n'y ait plus de frontières entre le Québec et le monde PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Guy Lachapelle   
Lundi, 07 Décembre 2009 00:00

Notes pour une allocution de Guy Lachapelle, IPSO – le 7 décembre 2009. La version prononcée fait foi.

« L’histoire contemporaine est marquée par une nouvelle affirmation des identités nationales et des cultures, par une préoccupation accrue pour le respect des droits et libertés de la personne, la mondialisation des échanges, la montée des grands ensembles économiques et, simultanément, la nécessité d’axer l’économie sur le développement durable. Elle est aussi le théâtre de la multiplication des institutions internationales et de l’augmentation de leur influence sur les actions des pays. Elle est enfin le lieu de profondes inégalités et de situation d’injustices et de violence. Le respect des droits de la personne, le respect des langues et des cultures et l’établissement de nouveaux partenariats en matière de coopération internationale doivent demeurer au centre de toutes les démarches du Parti québécois. » Le PQ doit également établir des liens plus étroits avec les partis politiques qui poursuivent des objectifs semblables aux siens.

La politique internationale désigne aujourd’hui l'ensemble des rapports bilatéral et multilatéral entre États. La politique étrangère désigne plus particulièrement le comportement qu'adopte un gouvernement dans sa gestion de ses relations internationales, depuis la formulation de ses politiques jusqu'à leurs mises en œuvre et leur évaluation. La politique étrangère englobe à la fois des considérations militaires et de sécurité (ce que les experts appellent du «high politics») et des considérations liées aux autres préoccupations d'une politique internationale («low politics»).

...

Lire la suite de l'article dans le site La Bibliothèque indépendantiste.

 
Le désaveu de la loi 101 – Une négation de la légitimité démocratique québécoise ! PDF Imprimer Envoyer
Écrit par CA des IPSO   
Lundi, 26 Octobre 2009 16:04

Par Gilbert Paquette, Ercilia Palascio-Quentin, Florent Michelot, Louis Larochelle, Jocelyne Couture, Philippe Leclerc, Simon-Pierre Savard-Tremblay, Micheline Labelle
Membres du Conseil des Intellectuels pour la souveraineté (IPSO)

La cour suprême du Canada vient d’invalider la loi 104, adoptée unanimement par l’Assemblée Nationale en 2002 qui visait à fermer une brèche en amendant la loi 101 concernant l’accès à l’école anglaise. Ce jugement est inacceptable et doit être contré car au delà de ses effets sur la situation fragile du français au Québec, il pose la question de la légitimité de la loi constitutionnelle de 1982 et des pouvoirs de notre Assemblée Nationale !

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La liberté d’un peuple est loin d’être une idée dépassée ! PDF Imprimer Envoyer
Écrit par CA des IPSO   
Jeudi, 01 Octobre 2009 21:08

Par Gilbert Paquette, Micheline Labelle, François Rocher, Andrée Lajoie, Florent Michelot, Louis-Olivier Lévesque, Louis Larochelle, Jocelyne Couture, André Brunel, Simon-Pierre Savard-Tremblay, Philippe Leclerc, Anne Légaré
- Membres du conseil d’administration des IPSO (Intellectuels pour la souveraineté)

Le 28 septembre dernier, sous le titre « Le dernier des felquistes », Alain Dubuc, s’adonne, malgré les nuances en petits caractères, à une forme exécrable de calomnie par association. Il dénature ainsi le combat de Pierre Falardeau et, par extension celui de l’ensemble des indépendantistes. Même s’il ne veut pas le reconnaître, l’éditorialiste continue son propre combat (en mots polis bien sûr) qui vise à maintenir le Québec dans son statut actuel de dépendance politique.

Alain Dubuc trouve simpliste cette idée que l’indépendance est un geste de libération. Il avance pourtant ses idées de manière tout à fait manichéenne : ceux qui soutiennent le projet indépendantiste sans tergiversation sont qualifiés (encore une fois) d’éléments radicaux, ils seraient mus par la rage et la colère, incarneraient un « idéal oublié » et défendraient des idées devenues marginales. Ce que M. Dubuc tente de faire encore une fois, c’est de questionner la légitimité de celles et ceux qui croient toujours plus que jamais que l’avenir culturel, économique, social et politique du Québec passe par l’accession à son indépendance. Il s’agit là d’une idée moderne à l’heure où les nations cherchent à définir pour elles-mêmes leur destinée comme en fait foi le fait que plus de 150 peuples aient acquis leur indépendance depuis 1980. Ce que l’on constate, c’est que l’accession à l’indépendance donne un second souffle à une nation parce qu’elle est perçue comme une libération.

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INFO-IPSO, volume 2, numéro 7 PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Gilbert Paquette   
Mardi, 28 Juillet 2009 19:50


       
Tant que l’indépendance n’est pas faite, elle reste à faire – Gaston Miron 
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2207, rue Fullum, Montréal (Québec) H2K 3P1 

 
INFO-IPSO, Vol 2. No. 7, 2010 
 
 
 
 
Avril-juin 2010 
JUIN EST LA PÉRIODE DE RENOUVELLEMENT DE VOTRE ADHÉSION AUX IPSO! 
 
Si  vous  ne  l’avez  pas  déjà  fait,  nous  invitons  tous  les  membres  et  sympathisants  à 
renouveler  leur  adhésion  aux  IPSO.  Il  est  possible  de  le  faire  via  le  site  des  IPSO  à 
www.ipsoquebec.org d’ici à la prochaine assemblée générale du 20 juin. 
 
 
►Prochaine Assemblée générale des IPSO et Marche pour l’indépendance du 20 
juin 2010. 
 
L’assemblée  générale  des  IPSO  se  tiendra    le  dimanche  20  juin  à  la  Maison  Luder 
Duvernay,  à  9h00  (café  et  croissants).  À  11h,  Jean-François  Nadeau  prononcera  une 
conférence  sur  Le  rôle  des  intellectuels  dans  l’avènement  de  l’indépendance.  À 
11h45,  un  lunch  sera  servi  (contribution  volontaire).  À  12h30,  nous  rejoindrons  la 
Marche pour l’indépendance, tout près du lieu de notre assemblée générale. 
 
 
 
 

 

 
► Colloque IPSO et Bloc Québécois – UN GRAND SUCCÈS ! 

Le colloque conjoint Bloc québécois et IPSO a eu lieu le samedi  8 mai 2010, à l’Hôtel 
Bonaventure, Montréal sur le thème général:  20 ans après Meech. Quel  est l’avenir 
du  Québec dans le Canada?  
Plus de 600 personnes y ont participé! 
En  2010,  quel  avenir  le  Québec  peut-il  espérer  au  sein  du  Canada?  Le  fédéralisme 
canadien a-t-il démontré sa capacité de se réformer de façon à satisfaire les besoins et 
les  valeurs  des  Québécoises  et  des  Québécois?  Les  deux  « solitudes  nationales »  se 
sont-elles éloignées encore plus? 
Les participants au colloque du 8 mai prochain ont bénéficié des résultats d’un sondage 
exclusif mené au Québec et au Canada sur la place du Québec au sein du Canada.  
Les sous- thèmes du colloque étaient les suivants : 
 
1.Le  Québec et Canada, deux solitudes nationales 
 
Avec Claude Bariteau, Pierre Drouilly, Micheline Labelle, Philip Resnick et ArlindoVieira 
 
2.Le partage des pouvoirs : deux visions nationales 
 
Avec Pierre Drouilly, Philippe Leclerc, Stéphane Paquin et  Gilbert Paquette   
 
3.L’accession à la souveraîneté 
 
Avec  Anne Légaré, Pierre Drouilly, Jean-François Lisée, Danic Parenteau  et Patrick 
Taillon   
 
Dîner conférence : Gilles Duceppe, Chef du Bloc Québécois  
Présenté par Jean-Marie Nadeau, président de la Société de l’Acadie du 
Nouveau-Brunswick 
 
Synthèse: Bernard Landry 
 
Vous trouverez la problématique, les  textes de base et les videos sur le site du Bloc 
Québécois. 
 http://www.blocquebecois.org/dossiers/colloque-20-ans-apres-
Meech/default.aspx 

 
►Débat des IPSO, MARDI, le  6 avril 2010. 
 
Le Plan d’action des IPSO vise la promotion d’un projet de pays en l’approfondissant et 
en l’actualisant à travers les débats de société et les enjeux d’actualité qui marquent la 
vie culturelle, sociale, économique et politique de la nation. Parmi ces débats, figure le 
triste  bilan  du  fédéralisme  canadien  qui  a  alimenté  la  série  de  quatre  soirées  pour 
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l’année  2009-2010  débats  intitulée:  Le  fédéralisme  canadien,  de  l’ouverture  à 
l’imposture. 

L’automne  dernier,  deux  débats  ont  porté  sur  la  constitution  et  les  relations 
internationales,  En  février  2010,  nous  avons  organisé  un  troisième  débat  sur  un  enjeu 
majeur  de  ces  relations  entre  le  Québec  et  le  fédéral :  l’environnement  et 
l’indépendance énergétique
.  
 
Le  6  avril  2010,  nous  avons  organisé  un  débat  sur  La  langue  française  et 
l’indépendance nationale
, avec comme invités :  
 
  Gérald Larose,  professeur, École de travail social, UQAM. Président du Conseil 
de  la  souveraineté  et  ancien  président  des  États  généraux  sur  la  situation  et 
l'avenir de la langue française au Québec. 
  Mario  Beaulieu,    président  général  de  la  Société  Saint-Jean-Baptiste  de 
Montréal et militant  pour la défense de la langue française au Québec. 
 
Problématique 

Rien n’est plus fondamental à la survie d’un peuple que la langue, ciment de la nation. 
Véhicule  même  de  son  histoire,  de  sa  culture,  de  l’intégration  et  de  l’inclusion  des 
personnes  qui  choisissent  de  s’y  joindre,  la  langue  d’un  peuple  exprime  l’essentiel  de 
son âme collective.  
La  récente  décision  de  la  Cour  suprême  –  qui  rend  caduque  la  Loi  104  et  ouvre  ainsi 
l’accès aux écoles anglaises du Québec aux parents avec les moyens d’envoyer un de 
leurs enfants  à une école privée anglaise pour  quelques mois  – n’est  que l’exemple le 
plus  récent  de  la  menace  à  la  langue  française  au  Québec  que  constitue  le  statut 
provincial de l’État québécois.  
Comment  assurer  la  pérennité  de  la  langue  française au  Québec  dans  un  contexte 
géopolitique minoritaire (Canada et Amérique du nord) :  
  où l’anglais gagne en force et en influence sur l’ensemble de la planète; 
  où le territoire est partagé avec un noyau de langue anglaise qui prendra tous les 
moyens pour protéger la survie de « ses » écoles; 
  où ce noyau est très fortement concentré dans la seule métropole du Québec; et 
  où  deux  niveaux  de  gouvernements  envoient  des  messages  contradictoires  sur 
la place du français sur le territoire québécois?  
 
 
► Concertation des partis et des mouvements souverainistes 
 
À la suite de la grande assemblée du 20 novembre 2009, la campagne entreprise contre 
le jugement de la Cour suprême du Canada sur les écoles passerelles s’est poursuivie, 
animée  par  Table  de  concertation  des  mouvements  indépendantistes  regroupant  la 
SSJB Montréal, les IPSO, la Ligue d’action nationale, L’Aut’Journal, le Rassemblement 
pour un pays souverain et le Réseau de résistance du Québécois.  
 
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Le  11  avril  2010,  un  grand  rassemblement  s’est  tenu  au  Monument  national  qui  a 
regroupé  plus  de  1  100  personnes  et  s’est  terminé  par  une  manifestation  devant  le 
bureau de la Ministre St-Pierre, responsable de la langue. La coalition s’est élargie avec 
la  participation  de  représentants  des  centrales  syndicales,  des  partis  politiques  et  de 
plusieurs artistes engagés dans la défense du français. 
 
Manifestement, avec le dépôt de la loi 103, mercredi, le 2 juin, le gouvernement Charest 
recule  par  rapport  aux  décisions  unanimes  de  l’Assemblée  Nationale.  Au  moment 
d’écrire ces lignes, la coalition des organismes pour la défense de la loi 101 prépare une 
conférence  de  presse  et  d’autres  événements  pour  demander  au  gouvernement  de 
fermer la porte à l’accès de la langue anglaise. 
 
Parallèlement,  des  discussions  se  poursuivent  pour  structurer  davantage  la  coalition 
autour  du  thème  « Cap  sur  l’indépendance »  dans  une  optique  non  partisane  et  pour 
intégrer le projet Synapse qui vise à mobiliser les outils de l’Internet pour la promotion 
de  l’indépendance.  Notre  président,  Gilbert  Paquette,  y  travail e  activement  avec 
d’autres. 
 
► CA des 22 mars 2010  
 
Le Conseil d’administration des IPSO s’est réuni le 22 mars 2010, suite à une réunion 
de l’exécutif.  Nous y avons discuté de la réalisation des divers volets du plan d’action.  
 
Afin de combler un poste vacant au conseil d’administration des IPSO, Philippe Leclerc 
propose  monsieur  Siegfried  Mathelet.  La  proposition  a  été  appuyée  par  Ercilia  Palacio 
Quintin et adoptée à l'unanimité. 
 
Le  CA  s’est  réuni  à  nouveau  le  17  mai  2010  pour  faire  un  retour  sur  les  activités  de 
l’année et la gouvernance de l’organisation. Nous avons discuté de Wikibec, un wiki de 
l’indépendance qui regroupera les bases de l’argumentaire souverainiste, du colloque du 
8 mai et nous avons mis en route la préparation du Plan d’action 2010-2011. 
 
La prochaine réunion du CA aura lieu le 15 juin. On y établira un projet de Plan d’action 
2010-2011 qui sera soumis à l’Assemblée générale des membres du 20 juin 2010. 
 
 
Les  membres  du  conseil  d’administration  des  IPSO  vous  souhaitent  un  bel  été 
engagé ! 
 
Micheline Labelle, vice-présidente des IPSO 

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INFO-IPSO, volume 2, numéro 6 PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Gilbert Paquette   
Mardi, 28 Juillet 2009 19:49

       
Tant que l’indépendance n’est pas faite, elle reste à faire – Gaston Miron 
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2207, rue Ful um, Montréal (Québec) H2K 3P1 
 
INFO-IPSO, Vol 2. No. 6 
 
 
 
 
Février 2010 
Le Plan d’action des IPSO vise la promotion d’un projet de pays en l’approfondissant et 
en l’actualisant à travers les débats de société et les enjeux d’actualité qui marquent la 
vie culturel e, sociale, économique et politique de la nation.  
Parmi ces débats, figure le triste bilan du fédéralisme canadien qui alimente la série de 
quatre soirées débats intitulée: «Le fédéralisme canadien, de l’ouverture à l’imposture». 
L’automne  dernier,  deux  débats  ont  été  tenus  sur  la  constitution  et  les  relations 
internationales, Pour commencer l’année 2010, nous avons organisé un troisième débat 
sur un enjeu majeur de ces relations entre le Québec et le fédéral : l’environnement et 
l’indépendance énergétique. 
 
 
►Débat des IPSO, LUNDI, le  8 février 2010. 
 
 Le troisième débat public des IPSO a eu lieu le 8 février 2010
, sur le thème : L’après 
Copenhague – Le Québec peut-il se donner une politique nationale progressiste en 
regard du climat? 
UQAM, sal e DR200 (Près du Centre Pierre Péladeau) 
Avec Bernard Bigras (Député de Rosemont-La Petite-Patrie, Bloc québécois) et  Daniel 
Breton, porte-parole de Maîtres chez nous au 21e siècle ! (MCN21) et de la coalition 
Québec Kyoto, ex-candidat du NPD-Québec. 
Le débat a été animé par Gilbert Paquette 
Bernard Bigras 
Les attributs de la souveraineté pour une sauvegarde environnementale et économique 
du Québec 



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Du  7 au  18 décembre  2009,  les  représentants  de  193 pays  se  sont  rencontrés  à 
Copenhague,  au  Danemark,  pour  négocier  une  entente  devant  succéder  à  cel e  de 
Kyoto. 
Fidèle  à  son  rôle  de  cancre  en  environnement  et  fort  des  sept  prix  Fossile  remportés 
dans la capitale danoise, dont le prix Fossile de l’année, le Canada a tenté de faire en 
sorte  que  la  communauté  internationale  ne  s’entende  pas,  perdant  ainsi  toute  sa 
crédibilité en matière de lutte aux changements climatiques. À Copenhague, le Canada 
a  défendu  une  position  rigide,  cel e  des  sables  bitumineux,  au  détriment  de  tous  les 
efforts consentis par le Québec depuis 1990.  
En  effet,  le  réseau  anglais  de  Radio-Canada  a  obtenu  un  document  confidentiel 
démontrant que le Canada a clairement décidé de proposer un système qui avantagera 
l’industrie des sables bitumineux, et ce, au détriment du Québec. Le document qu’aurait 
présenté le ministre de l’Environnement, Jim Prentice, permettrait à l’industrie gazière et 
pétrolière d’augmenter ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 37 % en 2020, 
lui faisant dépasser son niveau de 2006. Pourquoi? Parce que le Canada a la politique 
de ses intérêts. La situation vécue à Copenhague rappel e la nécessité pour le Québec 
de négocier ses propres accords internationaux, d’adopter ses propres lois et de lever 
ses propres impôts. 
Un Québec souverain signera ses propres accords politiques, qui correspondront à ses 
ambitions  économiques  et  environnementales.  Le  Québec  a  déjà  annoncé  qu’il  al ait 
réduire  ses  émissions  de  GES  de  20 %  en  2020  par  rapport  à  1990,  alors  que  le 
Canada a adopté un objectif en matière de réduction de ses émissions de gaz à effet de 
serre de 17 % d’ici 10 ans, avec 2005 comme année de référence. Cet objectif constitue 
un  recul  par  rapport  à  celui  que  les  conservateurs  ont  véhiculé  jusqu’ici,  soit  une 
réduction de 20 % des émissions, avec 2006 comme année de référence.  
Il est urgent que nous puissions adopter nos propres lois et ainsi mettre en place une 
stratégie  coordonnée  de  développement  durable.  Le  choix  de  2005  plutôt  que  1990 
comme  année  de  référence  aura  un  effet  important  sur  l’économie  du  Québec.  Cela 
équivaut  à  effacer  les  efforts  des  industries  québécoises  qui,  depuis  1990,  ont  mis  en 
place des procédés plus respectueux de l’environnement. En outre, l’Union européenne 
envisage  sérieusement  d’imposer  des  pénalités  aux  pays  pol ueurs  pour  les 
importations. Or, c’est le Québec qui exporte le plus vers l’Europe. Parce qu’il diversifie 
son  assiette  économique  et  qu’il  fait  partie  d’un  État  voyou  en  environnement,  il  sera 
donc pénalisé.  
Il nous faut donc pouvoir lever nos propres impôts afin d’investir dans des domaines qui 
correspondent à nos intérêts. Un Québec souverain n’accordera pas d’incitatifs fiscaux à 
l’industrie  pétrolière.  Il  privilégiera  les  énergies  qu’il  possède,  soit  l’hydroélectricité, 
l’éolien et la géothermie. Pourtant, de 1970 à 1999, Ottawa a versé l’équivalent de 66 
mil iards  de  dol ars,  en  dol ars  de  1999,  en  subventions  directes  à  l’industrie  des 
énergies fossiles (charbon, gaz naturel et pétrole). Les subventions directes ont diminué 
depuis la fin des années 1990, mais les pétrolières bénéficient malgré tout d’un régime 
fiscal  plus  qu’avantageux  qui  leur  permet  de  soustraire  à  l’impôt  des  centaines  de 
mil ions  de  dol ars.  Pourtant,  dans  son  budget  du  19 mars 2007,  le  gouvernement 
conservateur a annoncé la suppression progressive de l’amortissement accéléré, mais 
le calendrier de l’abolition s’étire jusqu’en 2015. Les données divulguées par le ministère 
des Finances sur les effets de l’amortissement accéléré sont limpides : chaque année, 
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de  300  à  400  mil ions  de  dol ars  vont  grossir  les  profits  des  pétrolières!  Ces  sommes 
diminueront graduel ement jusqu’en 2015. 
 
Nous assistons actuel ement à une mascarade au cours de laquel e les conservateurs 
sont de plus en plus créatifs pour inventer de nouvel es excuses. La position défendue 
par le gouvernement Harper est inacceptable tant sur le plan environnemental que pour 
les  Québécoises  et  les  Québécois,  qui  veulent  un  environnement  plus  vert  et  qui  ont 
commencé  il  y  a  longtemps  déjà  à  investir  en  ce  sens.  À  Copenhague,  le  ministre 
Prentice est demeuré sourd aux appels du premier ministre du Québec, Jean Charest, 
appliquant  ce  qu’il  avait  déclaré  le  5 novembre  dernier  à  la  Chambre  des  communes : 
« Ils auront accès aux documents et pourront faire valoir leur point de vue au sein de la 
délégation.  Toutefois,  il  est  clair  que  le  Canada  parlera  d’une  seule  voix  à 
Copenhague. »  Comme  le  dirait  Lise  Payette :  « Si  le  miracle  de  Copenhague  avait 
vraiment lieu, Jean Charest nous reviendrait indépendantiste». 
 
Résumé de l’intervention de Daniel Breton 
Daniel Breton a fait part de ses analyses sur divers dossiers liés à l’environnement : les 
mines,  le  transport,  les  barrages  contre  l’efficacité  énergétique,  le  réchauffement,  la 
dépendance  au  pétrole,  etc.  Sa  conclusion :  se  comparer  au  gouvernement  canadien 
pour démontrer combien nous sommes verts équivaut à se comparer à l’idiot global pour 
il ustrer  notre  génie.  Après  7  ans,  le  bilan  gouvernemental  du  Québec  est  moins 
reluisant que le gouvernement le prétend. C’est pourquoi il devrait faire preuve d’éthique 
en se distançant des lobbies miniers, forestiers, de génie-conseil, de la construction et 
de l’énergie pour se concentrer sur des actions plus cohérentes et fidèles à l’esprit du 
réel développement durable. Par ail eurs, Daniel Breton considère qu’indépendance du 
Québec n’est pas une fin en soi, mais un moyen pour réaliser un Québec vert. 
 
► Concertation des partis et des mouvements souverainistes 
 
Suite à la grande assemblée du 20 novembre 2009, coordonnée par Mario Beaulieu de 
la SSJB Montréal, une campagne est entreprise contre le jugement de la Cour suprême 
du  Canada,  initiée  par  la  Table  de  concertation  des  mouvements  indépendantistes 
regroupant  la  SSJB  Montréal,  les  IPSO,  la  Ligue  d’action  nationale,  L’Aut’Journal,  le 
Rassemblement  pour  un  pays  souverain  et  le  Réseau  de  résistance  du  Québécois. 
Nous y participons activement via notre président, Gilbert Paquette.  
 
 
► CA du 19 janvier 2010 
 
Le Conseil d’administration des IPSO s’est réuni le 19 janvier 2010, suite à une réunion 
de l’exécutif fin décembre 2009.  Nous y avons discuté de la réalisation des divers volets 
du plan d’action, dont la préparation de la soirée débat du 8 février dont le contenu vient 
d’être  présenté.  La  prochaine  soirée  débat,  le  5  avril  2010,  portera  sur  la  langue  de 
l’éducation dans le contexte du jugement de la Cour suprême sur la loi 104 qui invalide 
d’autres dispositions de la loi 101. Veuil ez mettre cette date à votre agenda. 
 
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On a également évalué le financement résultant du diner bénéfice qui sera affecté aux 
activités  de  développement  du  contenu  et  des  outils  de  communication  sur 
l’indépendance. 
 
Finalement, on a décidé de lancer les premiers groupes de réflexion sur le contenu de 
l’indépendance. Les thèmes prioritaires retenus portent sur la constitution, les relations 
internationales,  l’indépendance  énergétique  et  la  laïcité  en  lien  avec  la  culture  et 
l’identité  nationale.  Il  a  également  été  proposé  que  ces  groupes  alimentent  le  Wikibec 
qui sera mis en place, et également l’ouvrage col ectif qui pourrait prolonger l’excel ent 
livre de Jacques Parizeau. 
 
► Activité de  recrutement 
 
Nous invitons tous les membres et sympathisants à renouveler leur adhésion aux IPSO. 
Il est possible de le faire via le site des IPSO à www.ipsoquebec.org. 
 
Les membres du conseil d’administration des IPSO vous souhaitent un hiver 
engagé! 
 

Micheline Labelle, vice-présidente des IPSO  
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