INFO-IPSO, volume 1, numéro 3 PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Gilbert Paquette   
Mercredi, 01 Octobre 2008 19:36

       
Tant que l’indépendance n’est pas faite, elle reste à faire – Gaston Miron 
www.ipsoquebec.org 
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.   
2207, rue Fullum, Montréal (Québec) H2K 3P1 
 
INFO-IPSO, Vol 1. No. 3, 2008 
 
 
►  Soirées débats 
 

Le premier débat public de la saison a eu lieu le  21 septembre 2008 sur le thème:  
«La diversité ethnoculturelle à  l’heure du rapport Bouchard-Tylor  doit-on avoir 
peur de l’interculturalisme dans un Québec souverain?» 

Les conférencier étaient 
•  Micheline Labelle, vice-présidente des IPSO, Directrice de la Chaire de 
recherche sur l’immigration, l’ethnicité et la citoyenneté, UQAM 
•  Martin Lemay, député de Sainte-Marie-Saint-Jacques, porte-parole du Parti 
québécois en matière de citoyenneté, d’immigration et de communautés 
culturelles 
•  François Rocher, conseiller IPSSO, directeur, École d’études politiques, 
Université d’Ottawa 
•  Arlindo Veira, avocat, ex. attaché politique de Gérald Godin; ex. président du 
Conseil des relations interculturelles du Québec; ex. vice-président de Montréal 
Centre; ex candidat du PQ 
 
Le débat a été animé par Gilbert Paquette, président des IPSO et Directeur de la Chaire 
de recherche en ingénierie cognitive et éducative, TÉLUQ-UQÀM 
Les conférenciers ont clarifié la distinction entre les politiques publiques du 
 
multiculturalisme canadien et de l’interculturalisme québécois et discuté des enjeux que 
posent, pour une nation minoritaire, les pouvoirs d’immigration et d’intégration.   

 
2
La politique fédérale du multiculturalisme et la politique québécoise de l’interculturalisme 
entrent en contradiction. Pourquoi?  Dès son adoption en 1971, la politique du 
multiculturalisme de Pierre Elliott-Trudeau visait à disqualifier la vision biculturelle du 
Canada à laquelle bien des Québécois étaient attachés. Aujourd’hui, elle a pour objectifs 
non seulement de favoriser la justice sociale et la participation civique, mais aussi de 
renforcer l’identité: «instaurant chez des personnes aux antécédents variés un sentiment 
d'appartenance et d'attachement au Canada». La valorisation de l’identité canadienne va 
de pair avec le renforcement de l’unité canadienne. Ces objectifs sont indissociables. 
La politique québécoise prend sa source dans le Livre blanc sur la culture (1978) qui 
privilégiait les idées de rapprochement, de valeurs communes, de convergence, 
d’évitement des ghettos. Aujourd’hui, elle a également comme objectifs la justice 
sociale, la participation civique, mais elle vise le renforcement de l’identité québécoise. 
De plus, la politique interculturelle stipule clairement que le Québec, contrairement au 
Canada, est une société dont le français est la langue commune de la vie publique. Il reste 
à en faire la langue de la citoyenneté québécoise. 
Tous les gouvernements du Québec (de 1981 à ce jour) se sont opposés à la politique 
publique du multiculturalisme. Ils l’ont fait non parce qu’ils étaient contre la reconnaissance 
du caractère pluriel de la société québécoise, mais parce que la politique fédérale ravale, 
depuis 1971,  la nation québécoise au rang de minorité ethnique. Cette politique continue à 
le faire aujourd’hui malgré les discours de façade comme la reconnaissance du fait que les 
Québécois forment une nation dans un Canada uni.  
Or ces contradictions entre les deux façons de définir le Québec ont des effets 
structurants sur l’intégration sociale et politique des nouveaux arrivants. La souveraineté 
permettrait de lever cette ambiguïté référentielle.  
Le débat sur la gestion étatique  de la diversité serait différent dans un Québec souverain 
pour trois raisons. D’abord, la souveraineté permettrait de consolider la nation 
québécoise en jetant les bases d’une politique d’immigration, d’intégration et de 
citoyenneté complètes, ce qui n’est pas le cas actuellement. Ensuite, la souveraineté 
atténuerait l’insécurité qui se manifeste au sein de la nation québécoise quant à son 
statut minoritaire au sein de la fédération canadienne.  Elle rassurerait également un 
grand nombre de citoyens irrités par la confusion qui entoure les idéologies et les 
politiques de référence : le multiculturalisme versus l’interculturalisme, le bilinguisme 
versus le français comme langue officielle, la Charte canadienne versus la Charte 
québécoise, les pouvoirs d’immigration, etc. Finalement, la souveraineté permettrait aux 
représentants du Québec de valoriser notre diversité et d’apporter notre contribution sur 
la scène internationale.  
La prochaine soirée aura lieu le 18  novembre 2008 et aura pour thème:  
«L’indépendance énergétique et le développement durable dans un Québec 
souverain».  
 
►  Le nouveau site des IPSO est en ligne 
Page 2 sur 3 
 


 
3
Le nouveau site des IPSO est maintenant en ligne à www.ipsoquebec.org.  
  
 
On y retrouve notamment les deux premiers numéros du Bulletin d’information INFO-
IPSO, les résumé et les vidéo de nos soirées-débat, les prises de positions et 
documents des membres ainsi qu’une nouvelle fiche d’adhésion/renouvellement/don qui 
nous aidera à promouvoir davantage l’indépendance du Québec. 
 
►  Nouvelles du mouvement indépendantiste 

Le Conseil de la souveraineté organise un deuxième souper spaghetti souverainiste, 
samedi le 29 novembre 2008, à 18 heures, au Centre Roussin, 12125 Notre-Dame Est, 
coin Boulevard St Jean-Baptiste.  Il y a du stationnement sur place mais vous pouvez 
vous y rendre en  prenant l’autobus 189 à partir du Métro Honoré-Beaugrand.  Musique 
et interventions agrémenteront l’événement. 
 
Page 3 sur 3