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L’indépendance : une opportunité pour redevenir une métropole au rayonnement mondial
À partir des années soixante, Montréal allait connaître une croissance à ce jour inégalée. De l’Opération 20 000 logements, à l’hyper développement du réseau routier et, bientôt, du transport collectif, en passant par l’organisation de l’Exposition universelle de 1967 et des Jeux olympiques de 1976, la ville allait se hisser dans le peloton de tête mondial des métropoles de taille intermédiaire.
Par simple nostalgie ou constatant peut-être le manque actuel d’ambition pour la métropole, cette époque faste continue d’habiter l’esprit des Montréalais au point d’en être parfois prisonniers.
Pendant que le Parti conservateur joue de l’opposition Montréal-régions à des fins électorales, le projet indépendantiste doit réussir à conjuguer la nécessité de renouveler le positionnement de Montréal avec le respect des régions, dans leur diversité; en refusant la stagnation de Montréal, ce sont des opportunités de rayonnement international qui s’ouvrent pour tout le Québec, autant dans les domaines culturel, industriel ou commercial. Montréal doit être remise sur la carte du monde. Intégration, langue, économie, etc. : autant de défis de Montréal qui se confondent bien souvent aux défis de la Nation québécoise. Comment l’indépendance permettra-t-elle de mieux les relever qu’actuellement?
Pour y répondre, les IPSO auront le plaisir d’accueillir :
- Maka Kotto, porte-parole du Parti Québécois en matière de communautés culturelles;
- Rémy Trudel, professeur associé en administration publique à l’ENAP, ancien Ministre des affaires municipales;
- Daniel Paillé, économiste, porte-parole du Bloc Québécois en matière de finances.
Philippe Leclerc, secrétaire général des IPSO, animera cette soirée-débat et invitera nos orateurs à répondre aux questions suivantes :
- Quelles mesures une gouvernance souverainiste devra mettre en oeuvre pour anticiper les effets de l’intégration des nouveaux arrivants de langue maternelle autre que le français, doublés du phénomène d’exode vers les banlieues des jeunes familles francophones? Outre le basculement linguistique de l’île, quelles seraient les conséquences à long terme pour l’indépendance du Québec? Plus généralement, dispose-t-on actuellement d’un modèle suffisamment intégrateur pour assurer le vivre ensemble autour d’une langue commune?
- Quelles solutions un État québécois devra-t-il proposer pour redorer le blason de Montréal et, par la même, restaurer le leadeurship du poumon économique du Québec? L’excellence de Montréal en termes de recherche et développement peut-elle être davantage valorisée? Quels sont les freins actuels au développement économique de Montréal qui pourront être éliminés?
- Enfin, le nouvel État devra-t-il renforcer les ressources de la métropole afin de lui permettre de faire face à ses propres défis, tout en conservant l’objectif d’un aménagement équilibré du territoire québécois? Quel dispositif faudra-t-il envisager pour assurer que les politiques publiques montréalaises soient bénéfiques pour tout le Québec? Quelles responsabilités pourraient être décentralisées à Montréal, et dans quel aménagement de gouvernance, suite à l’acquisition par l’État québécois de l’ensemble des compétences d’un État souverain?
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